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Article publié le 16 novembre 2011 - Wunnen n° 26 - novembre-décembre 2011

17.11.2011

Édito

Transversalité

Transversalité
Ce que je trouve intéressant dans Wunnen, me disait récemment un architecte, c’est son regard transversal sur l’architecture. L’architecture est partout, elle nous accompagne du matin jusqu’au soir, de la naissance jusqu’au trépas. Elle est partout, dans l’abri de bus, la salle de classe, le centre commercial, la piscine… Elle est partout, mais elle ne clame pas toujours son excellence, la plupart du temps, elle s’adapte, elle obéit à l’usage, elle est imprégnée.
L’architecture ne doit pas ignorer ce qui l’entoure, ce qui la précède ou ce qui la prolonge. Elle n’a pas à effacer dans Photoshop l’immeuble disgracieux qui se trouve à côté d’elle.
L’architecture a plusieurs visages. Elle est ce que l’architecte a voulu. Elle est aussi ce que l’utilisateur en fait. Et elle est encore ce que l’observateur imagine. Les lignes et des formes peuvent être parfaites, mais elles ne doivent pas ressembler à un vernissage qui n’aurait jamais de fin. L’architecture, quand la fête est finie, se retrousse les manches et se met au travail. Elle passe l’épreuve de la famille qui prend le petit-déjeuner, du réceptionniste qui accueille le visiteur, de la femme de ménage qui lave le sol, du chirurgien qui effectue une opération ou encore de l’ouvrier qui actionne la machine.
L’architecture est partout et l’architecture aime se montrer dans ses plus beaux atours. Mais son sens le plus profond se définit lorsqu’elle se fond dans la marche du monde, lorsqu’elle se plie aux besoins et habitudes des gens, lorsqu’elle est traversée, habitée, ressentie, lorsqu’elle offre un œil vers le ciel ou un banc où s’asseoir.
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