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Article publié le 30 mars 2010 - Wunnen n° 18 - avril-mai 2010

02.05.2010

C’est dans les vieux fûts que l’on fait les meilleurs vins

Dans ce numéro, nous consacrons une série d’articles au thème de la rénovation et de la transformation d’immeubles d’habitation. Certes, acquérir une maison ancienne et la préparer, l’adapter, pour pouvoir y habiter selon ses goûts et besoins, ce n’est pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de nouvelle tendance. C’est ce que font, depuis toujours, tous ceux qui n’ont pas les moyens de construire du neuf et qui se rabattent donc sur les objets plus accessibles sur le marché de l’existant. Il est cependant des considérations nouvelles, liées à notre temps et à nos préoccupations actuelles, qui font que le choix de la rénovation s’impose avec une pertinence plus aiguisée. Au même moment, plusieurs facteurs convergent pour rendre plus attractives les bâtisses existantes. En cette période de grisaille économique, les bâtisses anciennes sont toujours recherchées pour des raisons financières. La crise et les cahots du marché immobilier ont pour conséquence de faire surgir tout un lot de maisons anciennes à des prix intéressants. En revanche, le coût du foncier ne semble pas avoir été impacté par les troubles économiques et reste un facteur très lourd lorsqu’une nouvelle construction est envisagée. Ainsi, le cycle classique des logements semble observer une pause. Jusqu’à récemment, on habitait dans une maison ancienne pendant cinq à dix ans, puis on la revendait sur le marché en réalisant une certaine plus-value et on réinvestissait dans une nouvelle construction dans un lotissement excentré. Cependant, depuis 2008, les maisons sont plus difficiles à vendre, et les plus-values moins évidentes à réaliser. Il arrive alors plus fréquemment qu’on choisisse de garder la maison et de l’adapter en fonction de ses besoins.
D’autre part, certaines personnes se tournent vers l’existant parce qu’elles sont en quête de plus d’authenticité d’habitat. Il y a chez elles comme une volonté de redécouvrir et de conserver l’habitat traditionnel. Parce qu’il est porteur de témoignages sur les pratiques locales et les savoir-faire anciens, parce qu’il se fond dans son paysage ou parce qu’il est proche de tous les services et rythmes propres à un lieu urbain. Lorsqu’on choisit de rénover une maison pour y habiter dans une sorte d’habillage contemporain, on choisit aussi de s’inscrire, de s’intégrer dans un environnement bâti, dans un village, une ville, un quartier, plutôt que de s’installer dans un lotissement nouveau exempt de tout pittoresque.
Magazine Wunnen
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