Inscription à la newsletter :

Article publié le 5 octobre 2007 - Wunnen n° 3 - octobre-novembre 2007

05.10.2007

L’être humain au centre de tout

Commune de Roeser

C’est un cadre de vie tranquille et ravissant, regorgeant de petits coins pittoresques, qu’on découvre quand on se promène dans la vallée de Roeser, le ‘Roeserbann’. Traversée par l’Alzette, la commune est composée de sept villages paisibles éparpillés dans un paysage de plaine et reliés
entre eux par des routes droites et bordées d’arbres. Cette topographie fait de la commune un véritable paradis pour cyclistes peu pressés.


Une Maison communale esthétique et fonctionnelle


Hôtel de Ville de  Roeser
Depuis fin 2004, l’administration communale est installée dans une structure moderne et fonctionnelle, conçue par les architectes Schemel & Wirtz de Luxembourg. Le projet a consisté dans une extension et transformation de l’ancienne bâtisse qui était devenue insuffisante pour répondre aux besoins de la population croissante. Toutes les fonctions administratives ont été regroupées au premier niveau sur un seul plateau. Le fait de libérer le rez-de-chaussée des anciens locaux a permis de créer à cet endroit un hall d’entrée dégagé, d’une surface d’environ 100 m², détaché de la nouvelle salle des fêtes qui se trouve en contrebas du bâtiment.

Située à 10 km au sud de la capitale, entre les communes de Bettembourg et de Hesperange, la commune de Roeser projette son territoire jusqu’à la limite de la frontière française, aux abords de la localité de Zoufftgen.
Les nombreuses zones vertes et les forêts, qui occupent 2.100 hectares du territoire, sont une invitation permanente à la promenade.
Les douceurs de la nature ainsi que la proximité de la capitale et des grandes villes du Sud font du Roeserbann un endroit privilégié en termes d’habitat. De plus, les élus de la municipalité prennent très à cœur le bien-être des habitants et la préservation d’un environnement sain. L’une des fiertés de la commune est de compter parmi ses personnages natifs le photographe Edward Steichen, l’auteur de la fameuse exposition Family of Man.
Pour Arthur Sinner, bourgmestre sympathique au franc-parler amène, « les besoins et les aspirations de l’être humain ont toujours été au cœur de l’action communale ».




Localités: Berchem, Bivange, Crauthem, Kockelscheuer, Livange, Peppange, Roeser
Canton d’Esch
District de Luxembourg
Surface: 2.379 ha
Habitants: 4.915
Ménages: 2.011


Arthur Sinner, bourgmestre de la Commune de Roeser






« Les gens ont du plaisir à vivre ici. »


Arthur Sinner, bourgmestre de la commune de Roeser



Qu’est-ce qui caractérise le plus la commune de Roeser, selon vous ?

« Notre commune jouit d’une situation géographique particulière, ce qui fait que les gens ont parfois du mal à nous situer. En fait, on pourrait dire que nous avons une identité double, nous sommes proches à la fois de la ville de Luxembourg et du bassin minier. D’une certaine façon, nous sentons plus d’attirance vers le Sud que vers le Centre. Nous sommes rattachés au Sud au niveau de la structure administrative, nous faisons partie du canton d’Esch-sur-Alzette et nous sommes également présents dans de nombreux syndicats de communes du Sud. D’un autre côté, au niveau de l’aménagement du territoire et au niveau de toute une dynamique de trafic et de réseaux, notre commune est également reliée au Centre.
Cependant, nous avons moins de relations avec les communes de Hesperange ou de Leudelange, qui sont pourtant nos voisines directes.
Je pense que la qualité de vie est un deuxième aspect qui caractérise notre région. Les gens ont du plaisir à vivre ici. »

À quels facteurs attribuez-vous la forte progression démographique que votre commune a connue depuis 25 ans ?
« C’est dans les années 1970 et 1980 que la commune a le plus fortement augmenté en termes d’habitants. La cité de Crauthem, construite en 1974, symbolise bien ce saut en avant. Dans les années 1980, notre commune était la commune la plus jeune dans tout le pays. Beaucoup de personnes qui habitaient auparavant dans le sud venaient s’installer ici. D’autres habitants étaient originaires de la ville de Luxembourg. Bien sûr, notre situation géographique avantageuse a compté. La commune dispose d’un accès direct à l’autoroute A3 à Livange. En prenant le train à la gare de Berchem, vous arrivez en 7 minutes à la gare centrale de Luxembourg-Ville. D’autre part, nous sommes très bien desservis par les lignes d’autobus RGTR 194 et 195, la ligne 194 permettant de relier directement le Kirchberg. Les bonnes liaisons en transports publics alliées au cadre verdoyant : Roeser a tout pour plaire ! »



Ecole de Berchem - Commune de Roeser

Le projet ‘Schoul-id’ : la nouvelle école de Berchem


La nouvelle école de Berchem a été planifiée et construite en 6 mois seulement, suivant la technique du préfabriqué modulable, et sans renoncer au confort d’une construction traditionnelle. Les enfants ont suivi de près toutes les étapes : les premiers plans, les fondations, l’acheminement et le montage de tous les modules ainsi que l’agencement intérieur. L’emménagement dans les nouveaux locaux a eu lieu le 6 novembre 2006.
Ce nouveau bâtiment permet la mise en pratique de concepts qui remettent l’enfant au centre de toutes les préoccupations : travail autonome, transparence et ouverture, différenciation, travail en équipe, cycles d’apprentissage, etc. L’architecture ‘transparente’, avec de grandes salles ouvertes, offre un espace d’apprentissage coopératif, d’enseignement et de découvertes, de solidarité, de collectivité scolaire, sans que l’enfant soit limité dans l’individualité de ses besoins et de ses talents.


Au fur et à mesure de cette augmentation, quelles ont été vos priorités en matière d’investissements communaux ?
« Toutes les infrastructures ont dû être adaptées afin d’accompagner les besoins de la population. Nous avons dû créer de nouvelles salles de classe. Deux pavillons ont été construits récemment, l’un à Crauthem, l’autre à Berchem.
Nous avons aménagé une cantine scolaire qui aujourd’hui est devenue une Maison Relais.
La nouvelle Maison des jeunes sera inaugurée dans le courant du mois d’octobre. La transformation et l’extension de la maison communale a été l’un des grands projets des dernières années : il nous a semblé important de fournir à nos habitants la même qualité de service qu’ils avaient connue dans les communes dont ils provenaient.
L’assainissement des eaux est un autre grand programme qui nous occupe depuis 1993 : le réseau d’assainissement de la commune de Roeser est raccordé à la station d’épuration de Bettembourg qui est en train d’être refaite. Nous avons fait construire un château d’eau à Crauthem d’une capacité de 650 m3. Nous avons également renouvelé, de pair avec d’autres travaux routiers, une grande partie des conduites d’eau ainsi que les conduites de gaz.
Le hall omnisports de Crauthem, construit en 1974, fait l’objet actuellement de travaux de mise en conformité tant au niveau des équipements et de la sécurité que de l’accessibilité pour personnes à mobilité réduite. Parallèlement, tous les nouveaux projets de construction ou de rénovation s’accompagnent de l’installation de capteurs photovoltaïques. Nous essayons fortement de prendre en compte dans toutes nos réalisations les besoins des personnes à mobilité réduite. Par exemple, il y a deux ans, lorsque nous avons refait la chaussée dans la cité de Crauthem, le trottoir a été rabaissé pour faciliter le déplacement d’un côté à l’autre de la rue. »

Quels types d’habitation marquent le paysage de la commune ?
« On trouve encore d’anciennes demeures, à Livange et à Peppange par exemple. Beaucoup de lotissements sont constitués de maisons de type bungalow, construites dans les années 1960. Les prix du terrain étaient accessibles à cette époque et beaucoup de Luxembourgeois achetaient cinq à six ares pour construire leur maison entourée de jardin.
À partir de 1974, les cités avec des maisons en bande ont commencé à surgir, d’abord à Crauthem, ensuite à Berchem, mettant en place une certaine mixité dans l’habitat. Enfin, ces dernières années, beaucoup de résidences ont été réalisées. On note vraiment au cours des trente dernières années l’impact de l’évolution des prix sur le type d’habitat qui s’est développé dans la commune : d’abord, des bungalows avec jardinet, ensuite les maisons en bande et enfin les résidences. On a aussi constaté qu’au fur et à mesure que les prix augmentaient dans les localités de Hesperange, Alzingen et Fentange, la recherche d’habitations plus accessibles s’est reportée sur notre territoire. Cependant, entre-temps, les prix du foncier sont devenus plus restrictifs également dans notre commune. »

Commune de Roeser
Comment accueillez-vous les mesures prévues dans le projet de loi pour la promotion de l’habitat (‘pacte logement’) ?
« Le projet de loi présente des avantages et des inconvénients. Quoi qu’il en soit, nous avons posé notre candidature pour établir une convention avec l’Etat, car nous avons le potentiel de développement requis en termes de population. Le problème que nous rencontrons actuellement, c’est que la Commune elle-même ne possède plus de réserve foncière pour la construction. Il nous faudra trouver des arrangements avec les propriétaires de terrains. Cependant, toute la procédure est actuellement en suspens, en attendant l’élaboration du nouveau Plan d’aménagement général (PAG). Aucun lotissement communal n’est actuellement engagé. Les lotissements privés aussi sont peu nombreux. Pour l’instant, en termes d’espaces à bâtir, notre territoire ne présente que des ‘Baulücken’, des places à bâtir isolées. Les lotissements nouveaux pourront être développés seulement après le nouveau PAG. Celui-ci ouvrira certainement de nouvelles perspectives. La situation présente est singulière, l’ancien PAG est à bout de vie et le nouveau PAG est en train d’être élaboré. La procédure publique devrait être lancée au cours de l’année prochaine. Fin 2008 et au plus tard 2009, le nouveau PAG sera en vigueur et à partir de ce moment-là, on pourra relancer le développement urbanistique de la commune. »

Cherchez-vous également à encourager de nouvelles zones commerciales, artisanales ou industrielles ?
« Un grand projet prévoit le développement de la zone d’activités sur le site de la Poudrerie à Kockelscheuer. Ce nouveau ‘Parc Luxite’ s’inscrira dans le cadre de la diversification des activités du site de la Poudrerie. Celui-ci s’ouvrira à des entreprises des secteurs tertiaires, de la recherche et de la technologie. Le projet est approuvé au niveau administratif. Le ministère de l’Environnement est en train de mesurer l’impact environnemental. »

Quelle place accordez-vous au développement du logement social et à la mixité dans les lotissements ?
« C’est un principe auquel nous tenons beaucoup et qui de toute façon est retenu dans notre nouveau PAG. Nous ne voulons pas créer de quartiers exclusifs pour une certaine catégorie de population. La mixité de l’habitat est une condition indispensable pour garantir le réseau des liens sociaux. »

Quels sont les grands principes qui ont guidé la conception architecturale de la nouvelle école de Berchem ?
« L’architecture de ce bâtiment, qui devait répondre à des critères pédagogiques précis, a été développée en étroite collaboration avec les enseignants. Tout cela s’est fait dans le cadre d’un projet-pilote avec le ministère de l’Enseignement (‘schoul.ID’ ) qui met en action des formes d’enseignement alternatives. L’école n’est pas basée sur la formule ‘un enseignant pour chaque classe’, mais c’est une équipe pédagogique qui s’occupe des enfants. Les enfants peuvent suivre les cours suivant leur capacité et leur rythme. Ils ne travaillent pas en termes de classes, mais en termes de groupes et d’activités en commun. Souvent, ils partagent le même espace. S’ils ont des besoins spécifiques, ils utilisent un coin dans ce grand espace qui est parfaitement modulable grâce à des cloisons amovibles. »


Le musée rural de Peppange


Musée rural de Peppange

Ce musée magnifique, installé dans une grande ferme datant de 1849, montre une abondance de détails de la vie champêtre du 19e siècle. Le visiteur peut découvrir des départements logiquement et clairement organisés à sujet spécifique comme les charrues, la semence et la récolte. L’ensemble des pièces de l’ancienne ferme ont été restaurées et reconstituent, de très belle façon et avec une profusion de détails, la vie et l’habitat rustiques des 19e et 20e siècles.
De nombreux ateliers donnent un aperçu sur le travail minutieux et pénible des anciens artisans du village. Font également partie du musée un café et une aire de jeux.



Quel est l’impact sur la commune de Roeser de l’autoroute A3 qui la traverse de long en large ?
« Cet impact est très grand. Nous le remarquons surtout quand un accident survient sur l’autoroute, ce qui arrive assez fréquemment. Les forces d’intervention de notre commune sont alors sollicitées sur les lieux, ensemble avec d’autres corps de secours. Par ailleurs, lorsque des bouchons se produisent sur l’autoroute, le trafic est dévié à travers les routes de la commune.
Même si la police canalise rapidement ce flux automobile sur l’ancienne route nationale via Kockelscheuer, il y a toujours un certain déversement sur les autres chemins communaux. De toute façon, en règle générale, on remarque une intensification du trafic automobile aux heures de pointe, surtout en direction de la zone d’activité de la Cloche d’Or.
L’aire de Berchem a longtemps constitué un sujet de mécontentement pour notre commune. Il faut savoir qu’au début, cette autoroute a été construite sans étude d’impact sur l’environnement. Nous avons dû émettre de fortes réclamations pour qu’enfin toutes les mesures soient prises en faveur de l’environnement.
C’est ainsi que, bien des années après l’ouverture de l’autoroute, un grand bassin de rétention d’eau a pu être construit et des mesures compensatoires ont été élaborées en ce qui concerne les effets sur les bois. Par ailleurs, il y a quelques années, un mur antibruit a enfin pu être construit aux abords de Berchem, réduisant considérablement les nuisances pour les quartiers riverains.
Il n’en reste pas moins que nous continuons à discuter avec l’Etat, ensemble avec les communes de Mamer et Mertert qui ont également de grandes zones de services sur leurs territoires, afin d’obtenir un statut spécial au niveau des retombées fiscales et économiques.
En effet, nous subissons les nuisances de ce couloir routier et de cette infrastructure de services qui constitue un univers complètement coupé de la réalité de notre commune et qui donne lieu à des retombées fiscales et économiques énormes dont nous ne bénéficions que marginalement. Il y a là, à notre sens, une question qu’il reste à résoudre autour d’une meilleure répartition des retombées fiscales. »

Le respect de l’environnement est-il une priorité pour vous ?
« Dans les cas où nous sommes le maître d’œuvre d’un projet, nous prenons en compte tous les aspects d’ordre environnemental et énergétique, comme cela a été le cas pour la nouvelle maison communale et comme nous le faisons actuellement dans le cadre de la rénovation du hall omnisports.
En tant que membres de l’Alliance du climat (‘Klimabündnis’) depuis 1994, nous faisons tout ce qu’il est en notre pouvoir afin de contribuer à la réduction des émissions de CO2. En 2005, nous avons arrêté la résolution concernant l’utilisation du bois indigène ou tropical avec certification FSC. Par ailleurs, la Commune accorde des subsides spéciaux aux habitants pour les achats d’appareils électroménagers qui répondent aux meilleures normes énergétiques et pour les installations thermiques de basse consommation. »

Commune de Roeser
Pourquoi avez-vous mis en place un service ‘Energie info-line’ et notamment un contrôle énergétique de l’habitation dont vous prenez en charge une grande partie du coût ?
« La sensibilisation des consciences à la question énergétique constitue une campagne de longue haleine, impliquant toute une série de conférences et de publications. En parallèle à cette sensibilisation, nous souhaitons encourager les gens à passer à l’action de façon raisonnée et spécifique. Nous avons ainsi tenu à permettre aux habitants de faire le point de façon précise sur la consommation d’énergie de leur logement. Suite à son analyse, le conseiller énergétique établit un plan d’investissements qui indique les actions prioritaires à effectuer en vue d’une réduction de la consommation d’énergie. Depuis sa mise en place, ce service a connu un grand succès. Plus de 60 personnes ont sollicité cet examen pour leur logement. Pour ce service, nous avons travaillé en étroite collaboration avec le ‘Réidener Energieatelier’. Dans l’avenir, les cinq communes du syndicat STEP, gérant la station d’épuration de Bettembourg envisagent d’engager un conseiller énergétique. »

Comment réussissez-vous à préserver voire augmenter la qualité de vie des habitants dans votre commune ?
« Dans toutes nos réalisations, nous sommes très attentifs à l’être humain et à ses besoins réels. Nous sommes peu intéressés par les aspects luxueux et par les ornements superficiels.
Depuis huit ans, les personnes âgées de plus de 60 ans bénéficient de services de proximité que nous avons mis en place en collaboration avec le CIGL Roeserbann. Nous avons amélioré toutes nos infrastructures de loisirs. Nous avons tracé des sentiers didactiques de promenade à travers les forêts. Nous avons lancé des initiatives pour inciter les gens à plus d’activités physiques, ceci afin de combattre la sédentarisation. Nous donnons de nombreuses recommandations pour une meilleure alimentation. Au niveau du restaurant scolaire, nous convenons avec le fournisseur la préparation de menus équilibrés.
Avec des manifestations comme le ‘Rock-a-Field’-Festival, nous espérons contenter un public jeune friand de bonne musique.
En résumé, dans tout ce que nous entreprenons, nous pensons en premier lieu au bénéfice de l’être humain qui est notre citoyen et voisin. »

www.roeser.lu
Magazine Wunnen
www.wunnen-mag.lu | info@wunnen-mag.lu